Lundi 3 novembre 2008

Je lance l'idée car il faut trouver une utilité pragmatique à ce dispositif. Je fais partie du conseil du quartier Henri Martin-Estienne d'Orves (quartier dont j'ai proposé un changement de nom : Gabriel Péri-Estienne d'Orves). J'ai accepté de jouer le jeu, un jeu démocratique cher à notre maire car l'intérêt que j'ai de la vie du quartier doit se traduire par mon implication personnelle.

Dans ces conseils, on  y aborde des sujets qui ne regardent ni la gauche, ni la droite et encore moins le centre. On propose des solutions pour améliorer le quotidien des gens. Nous avons tous envie de faire vivre ces moments de débat, d'échange pour voir mûrir des projets qui faciliteront le mieux vivre ensemble.

Pas naïf de naissance, je sais bien que certains chercheront à défendre des intérêts particuliers, mais cela est dû à la nature humaine. A nous de montrer que la société est avant tout une affaire de collectif.

Animé par le désir de bien remplir nos trois années à venir, il me faut avant tout me demander comment les conseils de quartier vont-ils peser sur les décisions de nos élus  qui sont les seuls à pouvoir commander aux destinées de notre ville. Le hasard des urnes face  à la volonté du peuple. Il y aura deux poids, deux mesures et il n'y a rien à redire, je suis un démocrate.

Pourtant, Philippe Sarre a placé la démocratie locale au cœur de son programme politique en mars 2008. Homme de dialogue(les années en tant que syndicaliste et sa position de directeur d'école), il ne peut pas laisser ce projet se vider de sa consistance. Six années pour que les  conseils de quartier marquent les esprits des colombiens. Je m'inquiète à propos des rapports qu'entretiennent les colombiens avec la démocratie. Celle-ci est malheureusement un luxe que s'offre   une société en  situation  sociale et économique confortable. Il y a des conditions qui ne sont plus réunies ou en partie car Colombes est divisée (ce n'est pas nouveau pour lui) dans ce contexte de crise économique.

Les colombiens qui viennent à sa rencontre ont peu de chance de l'interpeler sur un problème de démocratie locale. Bien entendu, il le sait déjà, les colombiens l'attendent sur des sujets classiques (logement, travail, sécurité, fiscalité).

Voilà pourquoi, je propose de faire de ces conseils un vrai relais de démocratie (sans pouvoir mais avec la capacité de représenter l'opinion publique). Comment ?

En soumettant les délibérations du conseil municipal à l'avis des conseils de quartier. Naturellement, ces consultations interviendraient après que ce soit tenu le conseil municipal. L'opposition au conseil municipal est une opposition politique, son rôle n'est pas simple et libre. Les conseils de quartier ont l'avantage de représenter les colombiens sans étiquette politique.

Le débat est ouvert.

par Beribeche Ahmed publié dans : politique
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Bravo à Mr Sarre qui assume sa place d'homme de terrain à l'écoute des habitants. J'avais eu l'occasion de le voir en visite de quartier aux Grèves. L'exercice est difficile et risqué car la population attend beaucoup de lui. Le Maire ne connaît pas les sujets que les habitants vont aborder et pourtant on attend de lui qu'il sache tout.  Mais c'est avec un sens du contact sans égal qu'il répond aux sollicitations des habitants. Les sujets sont variés et parfois épineux. Pourtant, avec un sourire franc et honnête, il est à l'écoute de son interlocuteur pour ensuite tenter de lui apporter une réponse, le cas échéant. Je l'ai écouté, et je dois dire qu'à aucun moment il n'a fait preuve de démagogie. Il avoue ses réserves, ses lacunes sur certains faits relatés. Mais il prend toujours le temps de noter lui-même ou d'indiquer à sa « secrétaire » de se renseigner pour agir.

L'idée d'une visite du maire dans les quartiers est une très bonne chose. Le journal de la ville avertit à l'avance, c'est ainsi que j'ai eu l'info, du lieu et de l'horaire. Les gens abordent de vive voix leurs tracas du moment. Ce fût pour moi l'occasion d'exposer et de remettre une lettre car les services à la mairie tardaient un peu à me donner une réponse.

Même Mr Frelaut ne s'était pas impliqué de cette manière là, je n'évoquerais pas la calamiteuse relation que Mme Gouéta entretenait avec la population, elle ne sortait pas sans la Police municipale.

Une question se pose tout de même à propos de ces visites, question qui ne remet pas en cause ce nouveau mode de gouvernance, la démocratie locale retrouve une vie dans ces moments-là : Les conseils de quartiers sont censés faire remonter et apporter des solutions, les visites du maire ne risquent-elles pas de parasiter la légitimité des conseils ?

par Beribeche Ahmed publié dans : communication
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mardi 7 octobre 2008

Tout d'abord, je veux souhaite la bienvenue à ce nouveau journal d'information .Cela étant dit, je dois d'embler dire que je regrette la débauche de communication (et d'argent) pour lancer ce nouveau journal pour les colombiens. Je ne critique pas le fait de vouloir marquer le changement politique au sein de la  municipalité par le biais d'une propagande papier d'un nouveau genre. Cela est tout à fait légitime. C'est plus l'usage de la com', communication dont Philippe critiquait les abus du temps de Mme Gouéta. Combien cette campagne aux allures de Motus a-t-elle coûté aux contribuables ?

Là, il y aurait de quoi communiquer. J'attends une réponse sur ma boîte email.

Commençons par les aspects positifs :

-L'écologie est au centre des préoccupations dans ce journal (papier recyclable).

-Bravo pour le courrier des lecteurs (marque d'ouverture et de respect de la parole du colombien). Cependant, nous avons le nom des habitants qui écrivent mais rien à propos de celui qui répond. Etrange anonymat qui laisse planer un doute sur le degré d'implication des responsables à la mairie (un élu, le maire, un membre du cabinet du maire, un pigiste collaborateur, un adhérent du P.S, le voisin de ma cousine,.....la liste serait trop longue). 

-Le sommaire permet une lecture plus facile du journal.

- Les rubriques : le dossier, le portrait et le zoom.

-Les pages spectacles informent clairement de l'activité culturelle dans la ville.

-La page rétro-colombes, connaître le passé de sa ville est une bonne chose (Denis Butaye sera friand de ces pages, dommage qu'il n'ait pas eu l'initiative de celles-ci à l'époque où il avait les clés du musée et de la mairie).

 

J'ai malheureusement aussi des critiques à faire :

-Le titre, non tout mais pas « Mosaïque ». Mon avis ne changera rien, ce titre on l'aura pendant 6 ans minimum. Philippe a été conseillé par de bons stratèges de la communication des années 80. Tout le monde se souvient de l'émission sur FR3 le dimanche matin « Mozaïque », une émission qui faisait la lumière sur la vie dans un quartier. Je comprends que ce nom plaise au plus grand nombre car on y attache une vision artistique de la cité. Mais Colombes n'est pas une œuvre plastique où se mêlent les Blacks, Blancs, Beurs. C'est une ville qui souffre de ses  fractures sociales et géographiques, héritages des politiques de gauche et de droite. Une mosaïque est une image figée par nature, or Colombes a besoin de mouvement, de rassemblement, de réduction des fractures qui font qu'on caricature à peine en disant que le sud est le quartier des « riches » et le nord celui des « pauvres ». Philippe, j'aurais préféré comme nom quelque chose qui sonne l'espoir du genre : Le Progrès, Dix quartiers Une ville, Pour Colombes, Colombes Unis,   Avec les Colombiens, Un mois à Colombes,....

Au lieu de cela, on a cherché à jouer avec le sentiment que le nom du journal était le choix des colombiens.

-La pub, trop de pubs, un journal sans pub, c'est possible comme à Epinay/Seine (même si le maire est Nouveau centre). Je sais qu'il faut faire marcher le commerce local et financer le journal.

-La BD et l'autodérision n'empêcheront pas que s'expriment des critiques à l'encontre des politiques de l'équipe municipale.  Pire, l'humour de la première BD étant  difficile à cerner, il va falloir poursuivre en recherchant un niveau plus accessible aux yeux des colombiens. On attend la suite sans comprendre pourquoi cela a commencé. C'est dire que les créateurs de celle-ci ont du pain sur la planche pour conquérir un public dubitatif. Sur ce coup-là, Philippe, on t'a une nouvelle fois mal conseillé ( et les conseilleurs ne sont pas les payeurs).

 Mon bilan est plutôt positif, preuve que je ne critique pas pour le principe.

Toutefois, je dois regretter, et cela n'a rien à voir avec le nouveau journal, les pages de propagandes à propos du quotient familial. On a le sentiment que la P.S court après le PCF, au jeu de celui qui est le plus gentil avec les colombiens modestes. Le PCF défend le logement face à un PS qui se bat pour annoncer à renfort de pourcentages ridicules ( 15%,10%,0%) qu'il participe à la lutte pour le pouvoir d'achat. Mais ce qui me révolte c'est le fait d'avoir renoncé à consentir une baisse pour les quotients 7 et 8 comme si il fallait se montrer plus à gauche que la famille des sociaux démocrates dont est issu notre maire. Le partage doit aller à tous les colombiens et Philippe doit être le Maire de tous les colombiens. A travers ce choix marxiste et sectaire, je crains une dérive des politiques qui seront menées. Oui Colombes se gagne à gauche mais on peut tout de même défendre des idées nouvelles, celles qui disent que les riches ne sont pas forcément des « méchants », parfois leur richesse est le fruit de leur labeur. Là , les quotient 7 et 8 sont les laisser pour compte du changement, 1% de baisse symbolique et je me serais dit qu'il prend en compte tous les colombiens sans en oublier aucun. Mais non, un riche, ça paie ou ça quitte Colombes ? C'est cela le sens du mot solidarité claironné pendant les municipales 2008.

Ce journal est nouveau et pour 6ans nous aurons l'occasion de le voir évoluer. La politique municipale de Mr Sarre ne peut qu'évoluer, mais dans quel sens ?  Cela dépend de sa volonté à vouloir poursuivre ou non l'expérience de premier magistrat de la commune. Tenant compte des  leçons de Mme Gouéta, il sait que les électeurs sont ingrats et versatiles.

par Beribeche Ahmed publié dans : communication
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Lundi 6 octobre 2008

Fabrice Guillet lance une polémique sur son blog, à propos des associations qui ont vu leur représentant obtenir une place dans les futurs conseils de quartier.

Je suis du même quartier que Fabrice (espace perçu, espace vécu, les « découpeurs » n'ont semble-t-il pas fait de géo urbaine dans leur cursus...mais le découpage n'est ici pas la question....).

Il n'a pas été tiré au sort, comme beaucoup, pour être représentant titulaire. Je le regrette pour lui et pour tous ceux qui ont pris la peine de venir ce soir-là. Mais l'amertume est une humeur qu'il faut modérer.

En tant que président d'association, je serai pour ma part au conseil de quartier et je me sens personnellement visé par ses insinuations à savoir que mon association ne représente rien ni personne, pire que je l'aurai créée dans l'unique but d'être « admis d'office » au conseil de quartier en « contournant les règles ».

Je passe sur le fait qu'avant de lancer de telles accusations sur son blog, Fabrice aurait pu m'en parler directement quand on s'est rencontré à la fin de la réunion pour en savoir plus sur mon association et mieux me juger. Il ne l'a pas fait ce soir là de vive voix et, en lisant son blog, je comprends que la pilule est mal passée. Il laisse donc entendre que certaines associations ne sont pas représentatives (mais sans citer de nom) visant d'anciens candidats de la liste UMP et c'est là que je me sens visé, accusé de « contourner les mailles du filet ».

           

Une petite mise au point s'impose concernant l'association :

  • - L'association Jour de Crèche concerne les parents dont les enfants fréquentent une crèche municipale dans notre ville ainsi que ceux qui font une demande de place en crèche. Je n'ai donc pas vraiment l'impression de ne représenter rien ni personne compte tenu de la démographie du quartier. En tant que parents, nous souhaitons être davantage associés à la vie de la crèche (et oui ce n'est pas vraiment le cas). Nous demandons également davantage de transparence sur l'attribution des places et voulons œuvrer pour en augmenter le nombre.
  • - J'ai créé cette association en mai dernier soutenu par plusieurs parents de la crèche de mes filles et amis qui n'ont pas eu de place. J'ai averti plusieurs élus de cette initiative dont Monsieur le Maire à l'occasion d'une visite de quartier aux Grèves, Mesdames Bouchouicha et Choquet au chalet du marché Aragon, Madame Barthélémy-Diaz lors de la réunion de préparation au forum associations au Tapis Rouge. et j'ai reçu un écho favorable. J'attends cependant depuis plusieurs semaines un rendez-vous avec l'adjointe à la Petite Enfance...Il me semble en effet important d'associer dès le début la Ville à nos réflexions. Mais pour le moment pas encore de réponse de sa part alors que l'année «scolaire» est bien entamée...

 

En ce qui concerne ma participation au conseil de quartier :

  • - Je n'ai été candidat sur la liste de Mme Gouéta qu'au premier tour. Je ne m'en cache pas, j'assume et j'ai déjà eu l'occasion de commenter cette expérience. Ceux qui me connaissent, qui me lisent ou qui ont pris la peine d'échanger avec moi savent que je ne suis pas dans l'opposition systématique à Monsieur Sarre et à son équipe et que je ne «roule» pour personne. Je ne suis comme beaucoup qu'attentif à l'évolution de ma ville natale.
  • - Pour le conseil de quartier, je m'étais au départ inscrit en tant que «pauvre citoyen normal» et c'est à la mairie qu'on m'a conseillé de le faire en tant que représentant associatif (peut-être parce qu'ils estiment que notre action est légitime et intéressante?). Donc pas de volonté de contourner les règles, ni de stratégie d'ensemble me concernant.
  • - Les représentants associatifs ne sont pas admis d'office mais devaient être tirés au sort si le nombre de candidats avaient été supérieurs au nombre de places. Le fait est qu'il y avait moins de candidats que de places...je n'y suis pour rien.
  • - Pourquoi pas de tirage au sort et de places réservés pour les bloggueurs colombiens? mais on m'aurait peut-être accusé de la même façon.
  • - Je suis perplexe sur certains commentaires chez Fabrice. On propose maintenant de modifier les règles. Tirage au sort mais à condition que les tirés au sort conviennent??? Je fais confiance à notre élu Monsieur Boualoufa pour insuffler un vrai dialogue démocratique au sein du conseil de quartier.

 

par Beribeche Ahmed publié dans : communication
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 25 septembre 2008
Le stationnement alterné est un problème dans Colombes. Tous les 15 jours, il faut penser à changer sa voiture de côté. Pour ceux qui n'ont pas de box et dont la voiture est statique la semaine car ils prennent les transports en commun, les malheurs commencent le 16 et le 1er du mois. Il y avait une tolérance avec l'ancienne mairie de 2 à 3 jours. Ce mois-ci, j'ai été surpris à deux titres( j'habite rue Moslard): les amendes ont mûri dès le 16. Ces contraventions étaient de 11€ contre 35 €  habituellement pour ce genre d'infraction.
On a le sentiment que la mairie n'arrive pas à trouver une position claire. Elle veut se montrer intraitable en réprimant dès le 16 du mois. mais à côté de cela, elle inflige des amendes minorées (11€). Traduction: on n'est pas laxiste mais pas trop méchant non plus.
La politique du milieu  et de la modération, je la voyais plus du côté du centre ( modem). Mr Trupin a donc de l'avenir à Colombes, à lui de bien préparer 2014 :-)
par Beribeche Ahmed publié dans : politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 septembre 2008

Pourquoi l'école Buffon a-t-elle du mal à trouver un directeur ?

Le quartier a offert à notre maire l'un de ses meilleurs scores (près de 80%), un score digne des républiques bananières. Notre maire a eu le courage de prendre l'intérim de direction (avec du recul on comprend mieux les résultats électoraux dans ce quartier) pour palier aux défections des collègues directeurs tant la gestion de cette école est particulière.

J'ai l'expérience des écoles du neuf-trois, plus de 6 ans a vadrouillé entre Stains, St Denis, La Courneuve,.... En tant que Brigade de Zone (ce sont les instits qui tournent sur plusieurs villes afin d'éteindre le feu lorsque le prof craque.

Buffon a bien le profil des écoles rencontrées. Avant la rentrée, on a bien eu du mal a trouvé quelqu'un d'assez « fou » pour accepter la direction d'une école difficile. Cette école, j'ai eu l'occasion d'être responsable du centre de loisirs primaire, il y a dix ans. J'aime les coins chauds où la République est absente. J'y ai mis tout mon cœur a apporté aux enfants ce que la société leur refuse : rigueur, rêve et enfance. Dans ce quartier, les petits ne le sont pas assez longtemps.

Alors, sachant que notre maire connaît bien les enjeux de cette école et de quartiers, il a une lourde charge vis-à-vis de ceux qui lui ont permis d'avoir le meilleur score de Colombes en Mars 2008. Les choses doivent changer, il a été élu pour le changement.

Ce qui m'inquiète, c'est de voir qu'aucun directeur chevronné ou enseignant qui a de la bouteille pour relever le défi de Buffon. Est-ce à dire que personne ne croit aux capacités de notre Maire a apporté un mieux pour ce quartier. Je sais par un ami, à qui on a proposé le poste mais il a refusé, que cette direction a été l'affaire d'une grande agitation qui a mobilisé le Maire en personne, l'inspection tant les candidats étaient absents.  J'attendais des changements dès cette rentrée. Voilà, rien de nouveau sous le ciel de Colombes, l'école n'est confiée à une personne de qualité qui devra faire ses preuves malgré tout. L'école Buffon a besoin d'autre chose que de ces expériences pédagogiques. N'y a-t-il pas dans l'équipe de notre maire des directeurs ou des directrices courageux pour relever le défi. Voilà ce qui me rend en colère.

Les paroles et les promesses de Mars 2008 resteront lettres mortes.

Pourtant, l'équipe municipale est bien fournie en pédagogues et éducateurs, ils auront donc une lourde responsabilité si les choses ne s'améliorent pas dans les quartiers.

par Beribeche Ahmed publié dans : Education
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Samedi 30 août 2008
De retour à Colombes, les vacances sont devant moi ( je pense au 24 octobre prochain). Colombes ne s'est pas écroulée en mon absence. Quelques mots avant de reprendre pleinement la rédaction de mes articles qui, je l'éspère, feront la joie des lecteurs qui me suivent avec attention. A bientôt.
par Beribeche Ahmed
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 11 juillet 2008
Je suis en vacances jusqu'à la fin août. C'est le seul avantage d'être prof.Mais petite précision pour ceux qui auront la mauvaise idée de dire que les enseignants ont trop de vacances: en tant que fonctionnaire, nous avons 5 semaines de congés payés. Les autres temps de repos ne nous sont pas payés. Nous avons un salaire annuel calculé sur les périodes travaillées effectivement mais  réparti sur 12 mois. Pour résumer je suis en vacances payées début juillet jusqu'à la première semaine d'août . J'éspère avoir fait tomber une fausse vérité sur les profs payés à rien faire. La vérité est qu'on n'est pas payé au delà de la 5ème semaine de congés payés. On a du temps mais pas l'argent pour en profiter. Après 5 ans d'étude et 10 ans d'ancienneté, je suis payé 1700€ net. On va pas loin avec ce genre de salaire.Je pars dans le Limousin.
A bientôt.

P.S: Je suspens la reception des commentaires le temps de mes vacances. Il ne s'agit pas de censure.
par Beribeche Ahmed publié dans : communication
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 4 juillet 2008

Merci Mr Le Maire, il y a quelques temps, j’étais venu vous parler du cas d’un élève de CM2 à Marcel Pagnol dont l’orientation 6 ème était mal vécue. Et pour cause, il devait être le seul sur les deux classes à devoir aller à Henri Dunant tandis que ses camarades de classe allaient ailleurs. Sa famille s’inquiétait et commençait à penser que son orientation était liée au fait qu’il soit d’origine africaine. Je savais qu’en fait tout était une question de sectorisation. Mais comment convaincre lorsque tout semble aller de travers. Vous m’avez écouté en me rétorquant que la sectorisation, c’est la sectorisation. J’ai insisté en mettant en avant que je  faisais appel au conseiller général du canton dont dépendait cette famille. Il accepta finalement  d’appuyer une demande de dérogation.

Il faut dire qu’on sortait à peine de la campagne électorale dans laquelle nous étions adversaire. Mais la politique ne doit pas s’arrêter devant ce genre de détail. Il n’était pas question de s’opposer mais d’aider une famille.

Je remercie donc Mr Le Maire et le conseiller général car l’élève en question a bien obtenu sa dérogation. La maman respire à nouveau et le jeune garçon peut fêter son passage en 6ème.

 

 

par Beribeche Ahmed publié dans : Education
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 27 juin 2008

Petite précision à ce chapeau qui couvre uniquement les locataires du parc immobilier dont la ville a la charge : l’OPAC, c’est environ 9000 logements.

Alors le compte n’y est pas. Si cette décision est le fait d’une volonté expresse des communistes, soucieux de répondre aux difficultés financières des familles modestes, le pouvoir d’achat étant en berne, cette mesure met de côté toutes les familles qui louent dans le parc de logements privés. Les propriétaires ne manqueront pas de répercuter la hausse annuelle des loyers sur les échéanciers de juillet. La ville n’a pas de prise pour contraindre les propriétaires à faire un geste en direction des familles occupant  ce type de logement, mais elle crée des inégalités de traitement entre les colombiens. Quand on a la chance d’avoir un logement social, on a le droit à un coup de pouce de la ville (350 000 €). Par contre, lorsqu’on a la malchance d’avoir été contraint de se loger dans le privé, on paie plus cher et on n’est pas aidé, c’est une double peine.

Je ne pense pas que cette décision généreuse soit mauvaise en soit, mon père en bénéficiera, et c’est tant mieux car sa retraite ne pèse pas lourd. Colombes est fait de telle sorte que les logements concernés se trouvent principalement situés dans les cantons nord, il m’est donc difficile de ne pas y voir un aspect « clientéliste ». Mr Sarre me répondra qu’il n’est pas responsable de la configuration et de la répartition des logements dans la ville car les immeubles existent depuis les années 60-70, mais il a bénéficié de cet état de fait que Mr Frelaut a mis en place à l’époque.

J’attends donc de notre nouveau maire une rupture avec ces pratiques passées de cette gauche qu’il veut remplacer et rénover.

C’est bien de se préoccuper des plus démunis mais la classe moyenne a deux issues pour réagir à cette mesure.

Elle peut avoir l’impression d’être incomprise, d’être abandonnée et que la gauche l’utilise comme « vache à lait ». Dans ce cas, elle se tourne vers la droite qui prône un discours rigide contre les mécanismes d’aides sociales, contre les « profiteurs » du système pour monter une catégorie de français contre une autre.

L’autre manière de prendre les choses pour la classe moyenne, ce serait d’avoir l’impression que la gauche tendance social-démocratie ne prend pas assez en compte leurs difficultés. Elle se tournerait donc vers l’extrême gauche. Besancenot a beaucoup de succès auprès de ceux-là.

Dans les deux cas, ce sont le P.S et le P.C.F qui perdent des électeurs alors qu’ils devraient sociologiquement leur revenir. A Colombes, ces mécanismes s’appliquent et s’appliqueront car il n’y a pas d’exception qui confirme la règle.

 

par Beribeche Ahmed publié dans : logement
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus